La rénovation des installations
Avec l’émergence de la LED, dont l’utilisation en éclairage extérieur s’est démocratisée dans les années 2010, il est possible de diviser par cinq la puissance du luminaire installé. La LED constitue donc aujourd’hui un élément incontournable de la transition énergétique. Les rendements énergétiques des luminaires sont optimisés et les optiques permettent de maitriser et d’ajuster les flux lumineux pour un éclairage plus juste.
Cette technologie nécessite par ailleurs moins de matériel consommable susceptible de faire l’objet d’une panne (lampes, condensateurs, amorceurs) par rapport aux lampes à décharge. Elle est, en outre, facilement modulable. Le choix des températures de couleur (conformément aux dispositions de l’arrêté du 27 décembre 2018) que propose la LED permet également de nuancer l’éclairage sur le territoire concerné.
Les aides à la rénovation se sont taries ces dernières années mais les lampes à décharge, qui représentent encore 50 % du parc d’éclairage, ne seront plus commercialisées après février 2027. La transition vers la LED du parc d’éclairage va donc devoir s’accentuer rapidement. Afin d’accompagner ce passage vers un parc d’éclairage 100 % LED, les collectivités peuvent se tourner vers des produits « de transition ».
Les budgets alloués à la rénovation ne permettront pas de rénover 50 % du parc en LED en l’espace de quelques années dans la mesure où le taux de renouvellement du parc en LED se situe actuellement aux environs de 3 %. Il est donc nécessaire de trouver des solutions alternatives. Des lampes LED pouvant être installées dans les luminaires existants sont aujourd’hui commercialisées et représentent une solution d’attente pour les luminaires en mesure de les accueillir et dont la date d’installation est encore relativement récente. Cette solution permet de retarder la rénovation totale du luminaire tout en permettant de générer immédiatement des économies d’énergie.
Il convient toutefois de faire preuve de vigilance car ces lampes LED ont une durée de vie inférieure aux lampes SHP et leur flux chute plus vite après un certain nombre d’heures de fonctionnement. Par ailleurs, leur tenue aux chocs électriques est assez faible. Leur coût est également plus élevé et peut donc engendrer des dépenses supplémentaires dans le cadre de la maintenance.

