Énergie

Guide de l'élu.e local.e et intercommunal.e

Les différentes générations de réseaux de chaleur

  • Les réseaux de première génération (1G), révolutionnaires à la fin du XIXe siècle, existent depuis plus d’un siècle. Construits pour admettre des hautes températures sous forme de vapeur pouvant atteindre les 200°C, ils étaient toutefois peu étendus et peu efficients du fait des fortes températures dégagées, traduites en perte d'énergie brute.

  • Les réseaux de seconde génération (2G) ont ensuite été déployés pour forger la base des réseaux du XXe siècle en passant de la vapeur à un fluide caloporteur (de l'eau en majorité) permettant de transporter l’énergie calorifique. Cette technique évitait les déperditions de température puisque celles-ci étaient d'environ 100°C, corrigeant le défaut des réseaux vapeur de première génération signalé plus haut : les fortes pertes.

  • Allant dans le sens d’une optimisation générale des réseaux, l’émergence des réseaux de troisième génération (3G) a permis une meilleure isolation générale des conduits et un meilleur contrôle sur l’ensemble de l’infrastructure. Les réseaux de chaleur ont désormais une température comprise entre 70°C et 100°C. Les réseaux sont de plus en plus étendus et admettent de nouvelles sources de production énergétique faisant varier le mix énergétique global des réseaux.

  • Les réseaux de quatrième génération (4G), construits et optimisés aujourd'hui, remplissent dorénavant de nouvelles caractéristiques :

    • Avec l’avènement des systèmes numérisés capables de monitorer les flux dans les réseaux, L’IoT (Internet des objets) et l’IA (Intelligence artificielle) contribuent à rendre les réseaux thermiques plus efficients, moins consommateurs et adaptés aux besoins des usagers.

    • Ils sont désormais de plus en plus étendus, s'interconnectant entre eux dans les grands centres urbains, permettant des raccordements de plus en plus nombreux.

    • Ils admettent des températures en entrée de réseau plus faibles, comprises entre 50°C et 70°C. Plus la température du réseau est basse, plus la diversité de ressource exploitable est large. Les réseaux basse température inférieurs à 70°C facilitent ainsi la connexion avec des sources énergétiques produisant de la chaleur basse température.

Quelles trajectoires pour l'avenir ?

La tendance actuelle est à la diversification du mix énergétique, à la maîtrise et à la réduction des consommations d’énergie. Les bâtiments nouvellement construits ou rénovés évitent de manière importante les déperditions de chaleur par l’intermédiaire d’une isolation plus efficace et adaptée. De fait, les réseaux de chaleur basse température ainsi que les boucles d’eau tempérée se raccordent plus simplement à des bâtiments efficients et sobres énergétiquement, car adaptés à leur modèle de consommation à basse température.