Énergie

Guide de l'élu.e local.e et intercommunal.e

Les points lumineux

La notion de point lumineux recouvre l’ensemble des appareils qui vont émettre un flux lumineux. On retrouve les candélabres (composés d’un support/mât, d’une éventuelle crosse et d’un luminaire), les bornes, les projecteurs ou encore les plots encastrés. Ces points lumineux, alimentés par les câbles, disposent d’un coffret de raccordement électrique permettant d'assurer la jonction entre l’alimentation électrique et la source lumineuse.

Les mâts aussi appelés supports doivent respecter la norme EN40. Leur matière est variée (acier, aluminium, bois, etc.) et leur hauteur (définie par l’étude photométrique) peut aller jusqu’à plusieurs dizaines de mètres. Leur forme peut également varier afin de donner une certaine identité visuelle au mobilier urbain. Leur installation exige une étude technique précise, intégrant plusieurs paramètres : les éléments qu’ils doivent supporter (luminaire, signalétique, capteurs, décors, affichages, caméras, etc.), les contraintes climatiques (neige, vent), les protections spécifiques à prévoir (anticorrosion, résistance à la salinité ou à d’autres agressions chimiques) et parfois des études de sol. Ces dernières permettent de déterminer les systèmes de fixation adaptés (dimensions et poids des fondations).

Les supports doivent être installés en fond de trottoir ou protégés par des dispositifs adaptés, afin d’éviter tout risque de collision avec les véhicules lors des manœuvres de stationnement et de préserver la libre circulation des usagers sur les trottoirs (poussettes, personnes à mobilité réduite).

La mise en place de crosse dépendra du projet (distance du support vis à vis de l’espace à éclairer). Néanmoins, lorsque le support est un appui commun au réseau public de distribution d'électricité, elle sera nécessaire pour supporter le luminaire.

Les luminaires constituent les sources lumineuses qui vont éclairer l’espace public. Dans le parc d’éclairage français, ils fonctionnent selon deux types de technologie :

·        Le système de lampes à décharge où les atomes de gaz excités par le passage du courant électrique vont émettre un rayonnement lumineux d’une couleur spécifique selon le gaz contenu dans la lampe. On parle de lampe Sodium haute pression (SHP), d'iodure métallique (IM), ou encore de lampes à Vapeur de mercure (VM), aussi appelés Ballons fluorescents (BF), qui sont en voie d’extinction car leur commercialisation a cessé depuis 2016.

Cette technologie de lampe à décharge, déployée à partir des années 1950 jusqu’aux années 2010, constitue encore environ 50 % du parc national. Néanmoins, les fournisseurs de matériel neuf ne proposent plus d’appareil fonctionnant avec cette technologie.

Luminaire lampe à décharge.jpg
Exemple de l’intérieur d’un luminaire fonctionnant avec une lampe à décharge

·        Les luminaires LED composés d’un driver et d’un plateau LED, également appelés module LED. Son fonctionnement est plus simple. Il s’agit désormais de la technologie la plus largement déployée pour la rénovation des installations d’éclairage extérieur. Elle est bien moins énergivore que la technologie « lampe à décharge ».  Le driver constitue l’élément central de pilotage du luminaire.

La forme et le design des luminaires varient selon leur usage : éclairage routier, résidentiel, décoratif, esthétique ou encore de mise en valeur. Ils se caractérisent par de nombreux indicateurs techniques, parmi lesquels la température de couleur, la puissance, le flux lumineux, le rendement lumineux, la durée de vie, l’indice de rendu des couleurs, le nombre de LED, les indices de protection à l’étanchéité et aux chocs, la classe électrique mais surtout la distribution photométrique assurée par des lentilles, qui pour un même luminaire vont répartir le flux lumineux différemment.

Des études photométriques sont nécessaires afin de garantir que le matériel sélectionné sera en mesure d’assurer un éclairage juste et adéquat pour chaque projet. Ces études photométriques vérifient que les grandeurs comme la luminance, l’éclairement ou encore l’uniformité de l’éclairage sont conformes aux objectifs à atteindre en fonction des caractéristiques des luminaires sélectionnés (par exemple le flux lumineux).
Tout comme pour l’éclairage des voies ouvertes au public, la technologie LED est désormais systématiquement utilisée pour les projets de mises en valeur du patrimoine. Elle permet d’ailleurs plus de possibilités grâce à l’agilité des modules LED et de leur pilotage.