Les risques d'inondation
Le risque d’inondation est le résultat de la combinaison d’un aléa (débordement de cours d’eau, remontée de nappe, ruissellement, submersion marine) et d’un enjeu (habitation, activité économique, infrastructure). L’importance du risque est fonction aussi bien de la fréquence et de l’ampleur des aléas que de l’importance des enjeux qui y sont exposés.
Un risque peut être généré par l’apparition ou l’aggravation d’un aléa (les conséquences du dérèglement climatique ont un impact sur les régimes de précipitation et peuvent, par conséquence, augmenter la fréquence et l’ampleur des inondations). Un risque peut également être généré en raison de l’exposition d’un enjeu à un aléa.
Une politique de prévention des inondations doit, idéalement, éviter de générer ou d’aggraver les risques et, à défaut, chercher à les réduire. Lorsque le risque survient, la politique de gestion du risque d’inondation doit veiller à la protection de la vie humaine et à faciliter le retour à la normal.
Le cadre juridique de la prévention et de la gestion du risque d’inondation résulte à la fois de l’organisation historique des actions des collectivités territoriales et de leurs groupements au niveau du grand cycle de l’eau (régie par le code de l’environnement) et de la transposition de la directive Inondation.
Une stratégie nationale de gestion du risque d’inondation fixe les 3 grands principes structurants de cette politique :
Augmenter la sécurité des populations exposées ;
Stabiliser, à court terme, le coût des dommages liés aux inondations ;
Raccourcir fortement le délai de retour à la normale des territoires sinistrés.
En résumé
La prévention des risques d'inondation constitue une politique globale et partenariale mise en œuvre par les collectivités territoriales, leurs groupements et l’État, au titre de diverses compétences et prérogatives.
